Au XIXè siècle dans les estives… le livre

Maurice Gourdon qui explora, photographia et dessina sa vie durant ce qu’il nommait « les hautes montagnes du Comminges » nous a laissé une petite anecdote émouvante :

Après avoir passé le port de Peyresourde, nous couchâmes à la Pès. Depuis le pont de Tramesaïgues, le chemin longe d’abord assez haut la rive droite. Au bout de 20 minutes on le traverse sur une passerelle pour s’élever ensuite sur la berge opposée jusqu’à un ressaut de la roche qui semble barrer la gorge. Puis on pénètre dans un bassin solitaire , où sont éparpillées à diverses hauteurs quatre cabanes. (…) Une cape de laine brune et des guêtres accrochées au mur, trois ou quatre pains rangés sur une planche annonçaient en effet qu’il (ce logis) était habité. Dans une niche à gauche de la cheminée, je découvre même une demi-douzaine de bouquins, grammaire, dictionnaire franco-espagnol, jusqu’à un traité de géographie pyrénéenne dont les feuillets jaunis attestait un long service. (p. 132)

Bulletin de la société Ramond, 1885.
« Pic de Batchimale ». Maurice Gourdon. p. 131 à 139.

Une cabane d'estives dans les Pyrénées

Une cabane d'estives dans les Pyrénées


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